Avec la fin du Ramadan et deux jours fériés pour l'Aïd-el-Fitr, comment ne pas vouloir s'échapper pour un week-end prolongé du tumulte de Nouadhibou?
Les villes dignes de ce nom les plus proches de Nouadhibou sont:
- au Sud Nouakchott (500km), la capitale mauritanienne, avec sa chaleur actuelle, ses trombes d'eau et ses moustiques;
- au Nord Dakhla (à prononcer "Darla", 460km) au Maroc. Autrefois appelée Villa Cisneros, quand le Sahara Occidental était une colonie espagnole, Dakhla est la jumelle de Nouadhibou, puisqu'elle se trouve également isolée en plein désert, sur une péninsule orientée Nord-Sud, et profitant à la fois de riches ressources halieutiques et d'un vent quasiment constant. C'est donc le paradis pour les kite-surfers. Mes photos sont visibles en cliquant sur l'illustration ici:
- au Sud Nouakchott (500km), la capitale mauritanienne, avec sa chaleur actuelle, ses trombes d'eau et ses moustiques;
- au Nord Dakhla (à prononcer "Darla", 460km) au Maroc. Autrefois appelée Villa Cisneros, quand le Sahara Occidental était une colonie espagnole, Dakhla est la jumelle de Nouadhibou, puisqu'elle se trouve également isolée en plein désert, sur une péninsule orientée Nord-Sud, et profitant à la fois de riches ressources halieutiques et d'un vent quasiment constant. C'est donc le paradis pour les kite-surfers. Mes photos sont visibles en cliquant sur l'illustration ici:
Voulant nous initier à ce sport pour profiter des conditions idéales de Nouadhibou, mais les structures (cours, location de matériel) n'étant pas présentes ici, nous avons donc opté pour la direction de Dakhla! Malheureusement, malgré sa proximité, le voyage est long: non seulement la route en plein désert n'est pas très fiable, surtout quand le vent de sable commence à souffler, mais en plus il faut traverser la frontière... Et ce n'est pas une mince affaire!
Du côté mauritanien, il y a d'abord un poste de douanes, un poste de police et un poste de gendarmerie dans des petites baraques. Il faut s'arrêter à chaque fois et les agents remplissent à la main dans un grand carnet les détails des passeports... Après environ une heure d'attente, ça y est, nous avons l'autorisation de traverser la frontière!
Mais là encore, ce n'est pas de la rigolade. Il s'agit d'une piste d'environ 4 km, traversant un no man's land entre la Mauritanie et le Sahara Occidental, revendiqué par le Maroc, et officiellement sous la tutelle de l'ONU. Il ne faut pas s'amuser à quitter la piste, car ce no man's land est truffé de mines, restes de la guerre entre le Maroc, la Mauritanie et le front Polisario (soutenu par l'Algérie) pour la revendication de ce territoire.
Arrivés du côté marocain, les infrastructures sont un peu plus sérieuses que du côté mauritanien, mais les contrôles aussi. D'énormes drapeaux marocains flottent au vent. Nos passeports et la carte grise du véhicule sont enregistrés une première fois, puis on rempli en double exemplaire une fiche de renseignement, qui doit être validée et enregistrées par la police, avant de s'enregistre à la douane. Pour finir, une fouille de la voiture est prévue. Cela nous a pris deux heures en tout. Les marocains se sont appropriés ce territoire et cela n'est pas reconnu par la communauté internationale, alors les efforts de présence sont importants! Vive les frontières européennes...
Après toutes ces démarches administratives, une route traçant tout droit dans un paysage désertique ennuyant, traverse parfois des villes fantômes pourvues de nombreuses casernes militaires au drapeau marocain. Pour s'approprier un territoire, il faut l'occuper!
La même impression de ville-caserne à Dakhla, avec ses règles et ses vitesses de conduite très respectées, ses militaires à chaque coin de rue, et son ambiance calme et bien rangée.
Nous étions logés dans un superbe hôtel au bord de l'eau, avec vue calme et reposante depuis les chambres, piscine d'eau de mer, dauphins s'amusant dans les vagues dans la matinée, et délicieux petits-déjeuners...
Mais le spot de kite se trouve plus au nord, tout au fond de la baie. Le kite-surf est ce sport récent à la mode alliant glisse et figures sur l'eau et pilotage d'une voile. Il faut s'imaginer une petite voile de parapente, que l'on manie comme un cerf-volant; et une planche aux pieds.
Le sport est accessible à tous, mais il faut tout de même quelques heures d'apprentissage... Gréer son matériel, piloter la voile, nage tractée dans l'eau en pilotant son aile, et enfin water start avec la planche, en avant pour les bords et les figures! Bon nos trois cours ne nous ont par permis de nous inscrire à la compétition du week-end prochain organisée à Dakhla, mais nous ont donné goût à ce sport nautique, que l'on va maintenant essayer de pratiquer de retour à Nouadhibou.

1 commentaire:
Le site de l'hôtel ne ment pas quand il annonce "chambres avec vue sur la mer"...
On envie ce week-end su Sahara occidental !
Bisous
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