lundi 25 mai 2009
Journée de l'Afrique

Aujourd'hui est un jour férié en Mauritanie, car c'est l'anniversaire de la création de l'OUA, l'Organisation pour l'Union Africaine.
Le 25 mai 1963, 32 pays africains créent l'OUA à Addis-Abeba, afin de:
- promouvoir l'unité et la solidarité sur le continent africain
- et éradiquer le colonialisme par une assistance politique et matérielle.
Trois grands principes sont appliqués:
- le respect du tracé des frontières telles que laissées pas les colons
- le respect de la souveraineté
- et la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays membres.
L'OUA est donc un véritable outil de coopération (sous l'impulsion du président sénégalais Léopold Senghor), et non d'intégration (comme l'auraient souhaité d'autres dirigeants africains fédéralistes). 53 pays en sont membres, c'est-à-dire tous les pays africains, mis à part le Maroc, qui s'est retiré en 1982, pour montrer son désaccord avec l'entrée du Sahara Occidental. De même, la Mauritanie, la Guinée et Madagascar sont momentanément suspendus pour cause de coup d'Etat (interdit dans la chartre de l'OUA).
Depuis 2002, l'OUA est devenue Union Africaine (UA). Celle-ci se calque sur le modèle de l'Union Européenne, avec des organes similaires: une 'conférence' (réunion des chefs de gouvernement une fois par an), un conseil exécutif, une commission, un parlement panafricain (qui n'a pour l'instant qu'un rôle consultatif), un Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), un Conseil Economique, Social et Culturel (ECOSOCC), une Cour de Justice etc...
L'UA change un peu d'objectif, avec la promotion de la paix, de la démocratie et du développement. Il existe à présent un droit d'ingérence dans certaines situations, notamment en cas de génocide ou de crime de guerre. Le CPS est déjà par exemple intervenu au Darfour.
Pour plus d'infos, www.africa-union.org
Le 25 mai 1963, 32 pays africains créent l'OUA à Addis-Abeba, afin de:
- promouvoir l'unité et la solidarité sur le continent africain
- et éradiquer le colonialisme par une assistance politique et matérielle.
Trois grands principes sont appliqués:
- le respect du tracé des frontières telles que laissées pas les colons
- le respect de la souveraineté
- et la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays membres.
L'OUA est donc un véritable outil de coopération (sous l'impulsion du président sénégalais Léopold Senghor), et non d'intégration (comme l'auraient souhaité d'autres dirigeants africains fédéralistes). 53 pays en sont membres, c'est-à-dire tous les pays africains, mis à part le Maroc, qui s'est retiré en 1982, pour montrer son désaccord avec l'entrée du Sahara Occidental. De même, la Mauritanie, la Guinée et Madagascar sont momentanément suspendus pour cause de coup d'Etat (interdit dans la chartre de l'OUA).
Depuis 2002, l'OUA est devenue Union Africaine (UA). Celle-ci se calque sur le modèle de l'Union Européenne, avec des organes similaires: une 'conférence' (réunion des chefs de gouvernement une fois par an), un conseil exécutif, une commission, un parlement panafricain (qui n'a pour l'instant qu'un rôle consultatif), un Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), un Conseil Economique, Social et Culturel (ECOSOCC), une Cour de Justice etc...
L'UA change un peu d'objectif, avec la promotion de la paix, de la démocratie et du développement. Il existe à présent un droit d'ingérence dans certaines situations, notamment en cas de génocide ou de crime de guerre. Le CPS est déjà par exemple intervenu au Darfour.
Pour plus d'infos, www.africa-union.org
Les Stéphanois de Nouadhibou
Voici la réponse de mon petit quiz: mais vous allez me dire pourquoi? Alors voici toute l'histoire.
Les Français ont commencé à s'installer au début du 20e siècle ici, sur la péninsule de la Baie du Lévrier, remarquant que les lieux étaient agréables et stratégiques, car sur la route vers les comptoirs sénégalais. De plus, la baie est une rade naturelle pour les navires, et ses eaux sont très poissonneuses, les Français y ont donc vu un intérêt commercial, et ont très rapidement créé diverses sociétés de pêche.
Cette ville, créée de toute part par les colons et attirant seulement ensuite les nomades de la région, a été baptisée Port-Étienne, en hommage à un militaire français. D'où le gentilé Stéphanois!
Après l'indépendance, en 1960, la ville devient Nouadhibou, du nom d'un puits où venaient boire les nomades et abreuver leurs troupeaux. Le prochain jeu portera d'ailleurs sur le nom actuel de la ville, préparez-vous...
Le sondage affiche trois gagnants, un m'est déjà connu, aux deux autres de se manifester pour recevoir leur carte postale stéphanoise!
Les Français ont commencé à s'installer au début du 20e siècle ici, sur la péninsule de la Baie du Lévrier, remarquant que les lieux étaient agréables et stratégiques, car sur la route vers les comptoirs sénégalais. De plus, la baie est une rade naturelle pour les navires, et ses eaux sont très poissonneuses, les Français y ont donc vu un intérêt commercial, et ont très rapidement créé diverses sociétés de pêche.
Cette ville, créée de toute part par les colons et attirant seulement ensuite les nomades de la région, a été baptisée Port-Étienne, en hommage à un militaire français. D'où le gentilé Stéphanois!
Après l'indépendance, en 1960, la ville devient Nouadhibou, du nom d'un puits où venaient boire les nomades et abreuver leurs troupeaux. Le prochain jeu portera d'ailleurs sur le nom actuel de la ville, préparez-vous...
Le sondage affiche trois gagnants, un m'est déjà connu, aux deux autres de se manifester pour recevoir leur carte postale stéphanoise!
vendredi 22 mai 2009
La photo du jour
Je lance un nouveau type d'article, avec simplement une photo insolite et un petit commentaire.
samedi 16 mai 2009
Soirée sous la khaïma
Avec Xymena, Pablo, Patricia, Beatriz (coopérants espagnols), ainsi que Lemjed et Mini, nous sommes allés dormir sous une khaïma. Nous avons grimpé sur une grande dune en forme de croissant, par la côte extérieure, plus douce, pour redescendre par la pente abrupte, à l'intérieur. Et là, magie: la dune "chante"! En effet, le sable glisse sous les pieds, dévale doucement, et les grains s'entrechoquent par millier, créant un vrombissement sourd très impressionnant. On sent le sable vibrer sous les pieds. Apparemment, cela ne se produit que quand la dune a cette forme spécifique de croissant, et que le sable est assez chaud. Seulement une centaine de dunes dans le monde, d'après Lemjed!
Nuit très sympathique sous la khaïma. Un silence reposant. On boit beaucoup de thé mauritanien, et on trouve même du lait frais de chamelle avec lequel on fait aussi du thé (il suffit de remplacer l'eau par le lait, comme le tchaï indien). Très bon repas et grande hospitalité des mauritaniens. A refaire!
vendredi 15 mai 2009
Jeu!
Je viens de lancer un petit concours dans la colonne de droite. Ceux qui auront la réponse ont ma promesse: j'essaierai de leur envoyer une carte postale de Nouadhibou. Bien entendu, cela ne garantit en aucune manière l'arrivée de la carte à votre adresse, et ce sera justement l'occasion de tester l'efficacité de la poste mauritanienne...
C'est parti!
C'est parti!
jeudi 14 mai 2009
Crème de mangue

Voici la recette de Djenaba, la cuisinière de Pierre et Jacqueline mes hôtes provisoires, pour la crème à la mangue.
Peler et découper les mangues mûres (je sais, c'est pas forcément facile à trouver en France, et souvent hors de prix, mais bon ici c'est la saison et il y en a partout!)
Les faire légèrement cuire avec un fond d'eau dans une casserole, pour les écraser/mixer plus facilement.
Enfin, rajouter de la crème fraîche onctueuse (de préférence épaisse), mettre au frais et déguster!
Bon appétit!
Serrer la main en Mauritanie
Dimanche dernier, mon premier jour de travail (à noter que la semaine de travail se déroule ici du dimanche au jeudi, et les jours de repos sont les vendredi et samedi, pour une question religieuse sur laquelle je reviendrai par la suite).
Pierre, mon seul et unique collègue français, me fait d'abord rencontrer mon supérieur hiérarchique, Mamoudou Aliou Dia, le directeur de l'Institut Mauritanien des Recherches Océanographiques et des Pêches, avant de faire le tour de l'ensemble du personnel pour les présentations. Tout se passe bien, jusqu'à ce que je recontre Mahfoud, directeur scientifique, qui refuse de me serrer la main, secouant la sienne devant lui, faisant signe que non, lui ne serre pas la main aux femmes...
On m'avait prévenue que les maures sont beaucoup moins enclins à serrer la main des femmes que les noirs africains, mais motivée par ce premier jour de travail et cette nouvelle expérience, j'ai tendu la main la première...
Il faut donc en retenir qu'une femme doit ici toujours attendre que la main de l'autre lui soit d'abord tendue afin de pouvoir la serrer. Cela permet de ne pas heurter les habitudes de l'autre d'une part, et de ne pas être embarrassée plus que nécessaire d'autre part...
Pierre, mon seul et unique collègue français, me fait d'abord rencontrer mon supérieur hiérarchique, Mamoudou Aliou Dia, le directeur de l'Institut Mauritanien des Recherches Océanographiques et des Pêches, avant de faire le tour de l'ensemble du personnel pour les présentations. Tout se passe bien, jusqu'à ce que je recontre Mahfoud, directeur scientifique, qui refuse de me serrer la main, secouant la sienne devant lui, faisant signe que non, lui ne serre pas la main aux femmes...
On m'avait prévenue que les maures sont beaucoup moins enclins à serrer la main des femmes que les noirs africains, mais motivée par ce premier jour de travail et cette nouvelle expérience, j'ai tendu la main la première...
Il faut donc en retenir qu'une femme doit ici toujours attendre que la main de l'autre lui soit d'abord tendue afin de pouvoir la serrer. Cela permet de ne pas heurter les habitudes de l'autre d'une part, et de ne pas être embarrassée plus que nécessaire d'autre part...
samedi 9 mai 2009
Excursion au Cap Blanc
Le Cap Blanc (cliquez pour voir une carte) est le cap à l'extrémité Sud de la péninsule où se trouve Nouadhibou.
Le 8 Mai à Nouadhibou
jeudi 7 mai 2009
Premières photos
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